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Guérison énergétique

Guérison de l’âme,
Guérison du corps,

histoire d’un parcours entre le plus petit
qui rejoint le plus grand.

Guérir, guérison, être guéri : de quoi ? par quoi ? qu’est-ce qui s’entend dans les interstices du cerveau, au fond des cellules lorsqu’un individu demande à être guéri ? Et en premier, à qui demande-t-on ? Et quoi ?
Ethymologiquement, les premiers sens de guérison venaient de défense, protection, salut. Dans la construction du mot, il y a concept d’action de guérir, il y a agissement. Alors ?..

Dans un premier sens, une personne malade cherche à retrouver l’état de santé, un état où il n’y a pas de maladie. Ou le corps est en équilibre, fonctionne bien et dans lequel l’âme est en paix.
Mais la guérison holistique, la guérison du tout, est bien plus que retrouver un état, un point d’équilibre.
Ne sommes-nous pas des êtres complexes, multidimensionnels, riches héritiers de tant de mémoires, traversés de tant d’influences, d’expériences, d’impressions ?
Comment avancer dans un parcours de guérison lorsque nous sommes touchés dans notre corps, dans notre âme ? Où chercher pour aller dans son intégrité ?

Guérir, c’est lâcher-prise. A tout ! A tout ce que nous avons cru être. Descendre dans les profondeurs, oser aller, entrer là où la lumière n’a pas l’habitude d’entrer pour éclairer, défaire les vêtements de l’ego, les croyances déguisées, en une multitude d’expériences intimes.
La guérison se passe dans un processus magique de dénouement global. La conscience touche un espace intérieur et voilà que des concrétions du passé se dissolvent.
La guérison est un chemin qui va de mieux en mieux vers l’Essence, l’essentiel, la Source.
Mais il faut savoir que celui-ci passe par des défis, des embûches, des examens, et qu’il n’est pas toujours facile et confortable.
Le risque est de croire que certains processus ne sont pas bons. Car, on se trouve confronté à des douleurs, dépressions, noirceurs.
A soi d’exercer son discernement, d’allumer son écoute intérieure pour oser, continuer d’avancer.
Si on remet sa santé aux mains d’un guérisseur, celui-ci est , dans le langage, celui qui fait acte, agit pour la guérison. Alors où est l’appropriation du résultat ? Chez le guérisseur, chez le patient ? Celui qui patiente ? Le patient est celui qui est à l’opposé de l’agent, celui qui agit. C’est celui qui subit l’objet d’une action.
Comment alors cheminer dans un processus de guérison, si je subis quelque chose venant de l’extérieur et que j’attends le retour à l’équilibre venant d’un autre que moi ?

Le chemin de guérison est un chemin pour retrouver son pouvoir personnel, retrouver sa force, sa puissance, intrinsèques à chaque être en lien avec la Vie, les forces et rythme de la nature. Retrouver aussi une place dans le microcosme du groupe humain, retrouver sa place dans les différents groupes minéraux, végétaux, animaux, angéliques, divins.
J’aime la vision des chamans, des anciennes traditions, qui pour soigner un individu faisaient-font venir la communauté, le groupe. Car dans ces approches, l’individu est une cellule qui a perdu le sens du lien , qui vit la séparation, la différence et c’est aussi bien au groupe qu’ à l’individu de retrouver à chacun leur place, retrouver les pulsations et rythmes internes, biologiques en pulsation avec les rythmes de la nature. Alors comment séparer la guérison du corps, avec celle du cœur, de l’âme, de la vie en soi ?

Mon approche et mon expérience de la guérison est celle de mon expérience de vie.
Je choisis de vivre, je choisis d’être là et je choisis d’avancer dans le grand mystère de l’univers.
J’ai à cœur de retrouver ce qui m’entrave, ce qui fait que je ne me ressemble pas. J’ai à cœur d’ ôter ce qui fait barrage à la fluidité de la vie en moi.
Alors je traque les pensées inopportunes, négatives, les croyances de bas-étage, les émotions invalidantes. Je donne à mon corps ce qui lui fait du bien : des aliments vivifiants, de l’eau vivante, du soleil, du mouvement, du repos. Si je ne me donne pas ceci, je cherche ce qui me coupe à ne pas répondre à cela. Suis-je nourrie dans les élans de mon cœur, est-ce que l’enthousiasme (le souffle en soi) est présent, quelle est l’étincelle de ma joie de vivre, quel est mon sens de vivre, est-ce que je mets tout en cette direction pour expérimenter mes ressources profondes ?
Est-ce que l’amour me motive, bouge mes cellules, comme la brise vient donner un mouvement aux feuilles des arbres, est-ce que j’aime, est-ce que je laisse passer ce sentiment de mon cœur, de mes entrailles, de mes cellules en direction du divin.
Je ne peux vivre la guérison sans impliquer intimement mon chemin du Divin.
J’ai la Grâce, nous avons la grâce, d’avoir reçu le Souffle de vie. Nous le recevons d’instant en instant. D’instant en instant. Continuellement. Comme le torrent de montagne qui laisse jaillir, couler la force vivifiante de l’eau nouvelle.
Nous recevons constamment. Est-ce que nous en avons conscience ? Comment arrivons-nous à recevoir ce cadeau ?
Je suis en vie ! Je vois, je bouge, j’entends, je coordonne mes mouvements, je ressens, je m’exprime par ma présence, par mon regard, à travers mes gestes, mes actions, mes paroles. Mais ce n’est pas le fait de voir, bouger, entendre, parler qui est seulement le cadeau, car que dire de ceux qui ne peuvent l’expérimenter .La guérison se passe bien au-delà du corps physique. Elle est visible pour les yeux du cœur , de l’âme. Et si le corps physique est aussi en équilibre : Merci !
Nous avons la conscience. Nous sommes conscients. Et alors nous avons à rendre, redonner le souffle reçu.
Recevoir-Donner. Inspir- Expir.

Lorsqu’une personne vient me voir pour retrouver sa santé, intérieurement je la remercie de son don de confiance, je remercie le ciel de me permettre de la rencontrer. Car c’est un échange, un parcours entre cette personne et moi. Nous allons nous rencontrer. Le chemin de la guérison se situe dans l’espace entre nous deux. Nous avançons dans la rencontre, elle et moi osons la rencontre, la vraie, celle qui dévoile qui je suis au delà de l’apparence, des différents rôles et masques, pour oser nous voir en l’autre et nous reconnaître en nous-même.
Je deviens alors le miroir de l’autre et l’autre me montre de nouvelles facettes de qui je crois être.
Ce faisant, la personne peut s’approprier par elle-même son processus de guérison.
C’est elle qui retrouve ses sensations, ses émotions, traque ses pensées, découvre des mémoires oubliées, défait les blessures et conflits ancestraux. C’est elle qui redonne de la place au sentiment du sacré de la vie en soi. La conscience reprend sa place dans chaque cellule du corps.
La maladie, pour moi, apparaît lorsque l’âme ne s’intègre plus au corps, dans ses cellules, dans sa corporalité.
Nous, êtres humains, sommes canal entre le ciel et la terre. Nous sommes là pour laisser passer, laisser les rythmes du souffle divin s’exercer dans notre temple qu’est notre corps, nos différents corps, des plus denses aux plus subtils.
Nous sommes des être magnifiques, des êtres de lumière, des êtres d’amour et de compassion.
Notre âme est dansante, large, puissante quelque que soit sa couleur, sa tonalité.
Et la santé est de se vivre pleinement en confiance, en lien de foi entre son soi profond, le « Je Suis » et le lien au Divin, quelque soit la forme.Guérir est la voie du retour à l’Unité, dans une compréhension parfaite de non-dualité.
Notre but est de magnifier la vie, vivre dans la simplicité, être heureux, aimer et jouer.
Alors la guérison devient un parcours, une recherche, d’approfondir davantage le grand mystère de la vie. D’aller dans la transcendance. Aller au delà du connu, traverser, dépasser ses limitations, ses frontières pour oser plus grand, plus libre. Etre tout simplement.

Séance par une lecture énergétique: voir sous séances individuelles

Méditation

offrande blanche         Cours de pratique de méditation

Vous trouverez sous cette rubrique les quelques dates qui se posent au fur et à mesure des proposition de pratique de la Bhakti, de l’Etude de la Connaissance Intérieure, du Samkhya et des espaces pour vivre le Silence.

Méditation pour ouvrir et marcher sa Voie Intérieure, éveil à la Puissance du Souffle et de la guidance intérieure.

Prochain atelier: 

25 février : Ville de Genève. 13h30-15h00

26 février: Messery 13h30-15h00  http://www.univers-meditation.ch

Ateliers d’initiation à la Méditation et Raja-Yoga:

chaque lundis soirs 19h30, possible de nous rejoindre pour une fois ou en cours de route, voir

http://www.jonctiondesvoies.ch

Sinon rejoindre les temps de Retraite: Grâce et Contemplation:

Eloge de la Lenteur: 31 mars-2 avril, Valais, résidentiel

http://www.terreveil.ch

Pour moi, la méditation est un chemin pour mieux me rencontrer. Trouver ce qui en moi, se meut, en éclairant mes limitations et en les traversant.
Etre, en étant témoin intérieur des divers états s’enchevêtrant, se juxtaposant.
Déjouer les élans, désirs, passions, aux veines souterraines du morbide qui vient éteindre le souffle de la vie en mon être. Prendre de la distance, mettre à distance les constructions de la personnalité, du mental automatique, des schémas inscrits dans les profondeurs et qui modèlent les prises de choix lorsque le conscient n’est pas suffisamment présent.
Etre conscient, devenir conscient ou plutôt redevenir conscience.
Etre avec l’état de Celui qui Est et Sait qui est à la fois sans limites, sans jugement, sans mouvement.
Toucher, goûter à l’état d’existence. Cet état immobile, sans polarité, hors des concepts, des mots.
Comment décrire ces états de paix profonde : « comme la surface d’un lac sans une ride, dans laquelle le ciel se dédouble avec perfection. ».
Quel amour, quelle grandeur, quelle félicité de goûter, toucher, voir ces espaces infinis et centrés. Là, le cœur humain est une cellule qui vibre et pulse avec le cœur de l’Univers. La spatialité du cœur est aussi vaste que l’univers qui commence et finit en lui-même.
Tout est relation, expansion, contraction, rythme, ordonnance . L’émotion de séparation, d’abandon, de solitude alors ne trouve plus de sens.
Comment être dés-uni lorsque le je a goûté à l’Uni ?
Le quotidien que je pose sur la toile de ma vie est constituée de mini, micro choix de pensées, d’élans, de retraits, retenues, de peurs, d’expirs, d’allants. Mis bout à bout, ces forces composent l’atmosphère de l’individu que j’exprime à travers une présence.
A un bout se trouve l’incarnation de cette personnalité avec une infinité d’expressions, à l’autre bout « Je Suis » incommensurablement intriqué à la trame de l’univers fini- infini.
Grader d’un état de conscience à l’autre, avec une précision de plus en plus grande, une lenteur, une sacralité apposée sur chaque particule du vivant.
Ouvrir la porte à la vague de la Grande Vie afin qu’elle traverse les marches de la charpente qui nous constitue en nous.
Permettre au Souffle Divin de nettoyer, purifier, liquéfier ce qui n’est pas lumière en notre colonne vertébrale, en notre corps espace sacré. Ce corps, temple doux et bon qui est le partenaire pour nous proposer de jouer à la vie consciente.
La méditation se passe dans le grand secret des cellules, au sein de notre cœur et à travers ce corps-Energie sacré pour s’expandre dans tous les corps subtils nous entourant et nous composant.
Aimer, aimer, aimer, être ce courant d’amour qui est « Je « et qui jamais ne passe, ne s’arrête, transforme, modèle, déforme, emporte et laisse briller le Pur Joyau de la Conscience.

Il y a 1001 chemins qui mènent à l’état de méditation. La méditation est un état dans lequel on glisse, on bascule, tout comme on glisse dans l’état de sommeil. Je ne peux pas décider de tomber en sommeil, par contre je peux me préparer en ayant une journée calme, organisée, centrée. Mon état intérieur est en paix. Vers le moment du couché, je pratique des activités calmes , restructurantes et je me mets en condition pour avoir un sommeil des plus harmonieux : un bon lit, suffisamment d’oxygène, une digestion apaisée. Et ma position couchée va m’aider à m’endormir ! N’est-ce pas ?

C’est la même chose pour la méditation. Je me prépare à vivre ce moment. Je tends vers celui-ci, mais je ne peux pas le décider avec mon ego. Alors je me mets dans des conditions pour ne pas être dérangée, mon corps a fini sa digestion, il n’a plus de besoins d’évacuation, ma soif est apaisée.
Si je pratique dans un endroit clair, aéré, ordré, mon mental peut d’autant mieux se calmer. Et comme un rituel, je rentre dans le moment de préparation à la méditation, la concentration, l’apaisement. J’arrête mes activités extérieures pour me tourner vers mes activités intérieures.
Je prends une pose qui me sied. Chacun a une position qui lui convient mieux. Ce peut être assis sur une chaise les pieds posés à terre, les mains sur les genoux, soit en tailleur, soit un coussin ou un banc de méditation.
Règle importante : ne rien précipiter. L’état méditatif dépend du rayonnement des cellules, de leur équilibre entre elles. La respiration est le moyen qui va équilibrer leur activité entre elles, entre les différents organes. Il s’agit de vivre complètement à travers son corps cette paix.
Je prends une position où ma colonne vertébrale est droite, tendue entre le haut du ciel et le bas de la terre. Là aussi je ne peux pas le décider ; j’utilise la respiration naturelle pour étirer les muscles, les tendons, les ligaments pour progressivement placer cette colonne dans un axe. Le bas de ma colonne s’étire contre le siège comme appelée par la force de la pesanteur et à la fois, le haut de ma poitrine et le sommet de ma tête sont étirés vers le ciel, les omoplates s’écartent doucement, les épaules s’expandent vers l’extérieur, le ventre se contracte naturellement contre la colonne lombaire. Et avec fermeté, la posture prend un axe, une direction verticale. La respiration devient douceur et massage profond pour continuer d’allonger les muscles profonds situés tout au long de la colonne pour les stretcher, les renforcer afin qu’ils soutiennent la verticalité de la colonne.
A ce stade-là, les muscles du visage, du cou, des membres se détendent, se relâchent et participent au mouvement de vagues de la respiration qui s’approfondit.
Je rappelle que je demande à mon corps de se préparer ainsi, mais que c’est la respiration naturelle qui installe mon corps dans la position de la concentration.
A présent, le ventre se détend encore davantage, il devient une peau qui se gonfle et se dégonfle à chaque passage du respir. Progressivement cette respiration qui remplit le bassin va passer dans le bas de la colonne vertébrale. La sensation du souffle qui masse délicatement la colonne va se faire. La présence à soi s’intensifie. Le souffle porteur de vie, le ki, le prana se répand alors davantage le long de la colonne vertébrale.
L’attention devient de plus en plus subtile, l’intensité de l’énergie s’accroît, nettoyant étage par étage, vertèbre par vertèbre les déséquilibres physiques, émotionnels, mentaux. Avec son rythme, son organisation, le corps massé, nettoyé par le souffle trouve son espace, les cellules augmentent leurs échanges, l’énergie nerveuse est soutenue. Mentalement, les pensées, les images, le bavardage intérieur se calment. Parallèlement, la respiration s’amenuise, parfois jusqu’à presque disparaître.
Puis viens un moment où le corps est stable, posé, calme. La conscience de celui-ci est d’être disposé entre six directions, qu’il participe à une myriade de pulsations dans l’univers. Le corps redevient cet espace sacré qui pulse à travers l’univers et en fait totalement partie.
Dans une ordonnance de la nature, dans cet état de méditation, le mental se pose sur un point précis à l’intérieur du corps, parfois en surface, parfois en profondeur. Les yeux suivent naturellement le positionnement y attenant. Je ne décide rien. Une autre direction a pris place et guide le circuit intérieur qui se déroule. Parfois les rythmes respiratoires varient, parfois, des couleurs se stabilisent dans certains endroits de mon être, parfois des lignes d’énergies se recréent et reconstituent comme un treillis à l’intérieur de mon corps, parfois mes globes oculaires se tirent en direction de certaines zones de mon cerveau, parfois des roues d’énergies se mettent à vibrer, tourner à l’intérieur de mon corps ou à l’extérieur. Je ne décide rien.
Et parfois, il ne se passe rien en apparence, je suis juste présente de ma respiration.
L’état de méditation est une grâce à appréhender avec une attitude mentale adéquate. Je me mets à disposition et je continue de viser cette direction. On ne peut l’obtenir, mais cela n’empêche pas que je tende jour après jour dans ce chemin ardu à m’y réessayer. Approfondir le sillon, m’engager dans cette voie, la voie qui vient de l’intérieur, qui vient du plus profond, de l’infini.
La pratique de la méditation me donne le regard dégagé pour discerner l’important du plus futile, pour sentir ce qui est vivant à privilégier dans ma vie ou ce qui est à écarter. Cette pratique est mon guide, ma lanterne, ma boussole.
Merci à la Vie d’Etre !